jeudi 1 mai 2008

Mentir

Laisse moi indexer ta peau.
Te tracer en constellations de moi
qui n'existe pas.

Laisse moi me mentir, une autre fois.
M'écrire dans tes bras
M'ancrer près de toi.

4 commentaires:

Benoit Bordeleau a dit…

"M'écrire dans tes bras
M'ancrer près de toi."

Procédons par une sympathique inversion, Mister Becks: ne pourrait-on pas lire ici

"M'ancrer dans tes bras
M'écrire près de toi." ?

Le point d'ancrage est bien souvent un point d'encrage (peut-être le point d'encrage est-il plus important?)

Il y a quelque chose de magnifique dans le fait de jeter l'ancre (et l'encre) dans la chair - en évitant les considérations psychanalytiques douteuses.

Benjamin Turcotte a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Benjamin Turcotte a dit…

Vous suggèrez une inversion réelle, Monsieur B?

L'ancre n'est t'elle pas l'encre, de toute façon?

Benoit Bordeleau a dit…

Encore faut-il savoir ce qu'est une inversion réelle! (Je ne dis absolument pas de changer le texte, j'offrais plutôt ma lecture).

Et, à y repenser, si l'inversion est possible c'est qu'il y a équivalence. Je m'incline ici bien bas.

Je me permettrai aussi de vous faire remarquer, par une journée sans lunettes, que l'encre (une fois estompée du bout de l'index) est aussi le cerne.

Jeter l'ancre dans la chair, implique donc de jeter le cerne dans la chair, de devenir centre et périphérie au sein de l'autre.

J'y ruminerai, dans mes fatigues accumulées, dans une prochaine entrée cernée.