jeudi 8 mai 2008

Étoile, 1

Des étoiles de plastique brillent au plafond. J’ai l’impression que je valse avec elles depuis des heures. Dans cette obscurité puritaine j’écoute le doux murmure de son souffle et je sais qu’il est trop tard, ou trop tôt. Le silence m’étouffe soudainement, alors que l’aiguille poursuit sa course folle sur le cadran.

Je glisse une main dans ses cheveux encore ramassés en une couette, ce qui ne facilite en rien ma tâche. J’aime tellement jouer dans sa chevelure sombre. J’adore le petit sourire d’enfant qui s’esquisse sur son visage, le rythme de sa respiration qui, instantanément, devient irrégulier et ces petits susurrements qu’elle laisse échapper parfois, lorsque de mes doigts je touche un point particulièrement sensible. Ce sont les cheveux les plus doux que j’ai rencontré. En fait, c’est la fille la plus douce que j’ai rencontré, quand elle dort.

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