J’ai oublié pourquoi je suis ici, devant le miroir. Il y a tellement de temps je suis planté là, debout, mes yeux dans mes yeux, que les raisons se sont évanouies, une à une. Je ne suis plus que ce reflet que j’entrevois dans la glace, je ne suis plus un mais bien deux, un être multiple mais singulier. J’ai oublié le temps, l’espace, et Dieu. Je ne suis plus que moi, devant la glace.
J’ai essayé longtemps de comprendre comment je pouvais être comme cela, ou comme ceci, pour finalement me rendre compte que l’important est d’être, tout simplement. Il n’y a vraiment pas de plus grand défi, de plus grande réalisation que celle de vivre sa vie. De vivre dans la vérité. C’est maintenant que je m’en rends compte.
J’ai essayé longtemps de comprendre comment je pouvais être comme cela, ou comme ceci, pour finalement me rendre compte que l’important est d’être, tout simplement. Il n’y a vraiment pas de plus grand défi, de plus grande réalisation que celle de vivre sa vie. De vivre dans la vérité. C’est maintenant que je m’en rends compte.
Ce que j’aime dans le fait de peinturer ces visages sans noms, ces Elles sans visages, c’est que sous mes mots ou sous ma plume elles naissent du vide qui m’habite, m’emplissent quelques instants. Qu’elles soient réelles ou non, fictives ou matérielles, les filles derrières les portraits que je dresse dans ma tête à coups de mots et de gris de Payne sont autant de bouées qui me permettent de respirer quelques instants, de me garder la tête de l’eau. Quand j’emplis la page blanche d’elles c’est moi que j’écris, à travers leurs regards.
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