Puis le désert s'est placé à mes pieds, son dos couleur de sable chaud s'est déroulé et j'ai compris que le présent me rattrapait, moi qui avait toujours vécu dans le passé. Il me glissait à l'oreille d'avancer lentement, de mettre un pied devant l'autre et de marcher vers l'horizon, sans regarder en arrière, sans emporter avec moi toutes mes questions sans réponses.
Le sable me rappellait le grain de sa peau, jouait avec ma tête. Chaque dune n'était qu'un vague mirage d'un de ses seins et je les escaladais lentement, attentionnément, me rappelant de leurs lignes vagues, de leurs grains de beauté et de leur marque de couleurs. Je me suis couché quelques instants entre deux dunes, et j'ai fiché mes yeux dans la voûte étoilée qui ornait le ciel de l'univers d'elle. Il faisait si noir que les étoiles m'écrivaient son nom, lui érigeaient des constellations. Tout autour de moi me rappellait à elle alors que je m'était isolé pour l'oublier.
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