dimanche 26 avril 2009

Cheveux

Et sur le plancher des minces lignes noires me rappellent sa présence, mais surtout son absence. Je les ai ramassées une à une, les ai tressées en une corde frêle, avec laquelle j'essaie en vain de garder ensemble les souvenirs de cette nuit trop courte où ses sourires ont illuminés le plafond.

Et ce fil d'Ariane qui me permet de ne pas me perdre, de me retrouver dans son absence n'est qu'une illusion. Le temps passe, et avec lui la distance entre le réel et le rêve s'agrandit.

Nous sommes passés tout près de mourir dans un absolu. À un cheveux près.

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