mardi 16 juin 2009

Temporalité, 4

Et à tant courir, finalement, on ne finit que par s'essouffler.

Je n'ai pas été capable d'aller la voir, même si son sourire m'en donnait la permission. C'est comme si le bar était devenu long, très long, et que cette distance entre nous était insurmontable. L'air autour d'elle me semblait meilleur que celui autour de moi, mais je savais que je ne franchirais jamais les 3 mois qui nous séparaient.

Puis elle est partie, parce qu'elles partent toutes, une après l'autre, et je suis resté avec l'absence de son nom en travers de la gorge, alors que j'aurais du lui crier le mien.

Maintenant il est trop tard, ou trop tôt. Finalement, le présent est comme tout les autres présents que j'ai connu.

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