Toujours rien. Il y a des heures que je la fixe, mais je n’en suis pas capable. Tout le monde croit que ça m’est facile, que ça vient un peu comme respirer. Il n’en est rien. Devant elle, je bloque. Comme si c’était la première. Pourtant j’en ai souillé des comme elle, à en avoir les doigts tachés, les mains crampées. Je me suis répandu sur ses sœurs, vidé jusqu’à n’être plus vraiment moi.
On n’est plus jamais le même, après les avoir caressé et marqué à vie. L’encre s’infiltre lentement en nous comme elle trace sur la page les histoires que l’on ne voudrait pas croire. Et au milieu de ses histoires il y a toujours ces filles que je couche sur des draps trop blancs et que j’effleure du bout du crayon.
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