Le troisième jour, elle m'invita à marcher.
Elle créait de ses pas une différence entre la terre, la mère, les os. Un monde pour nous.
Elle vit que cela était bon.
Elle prit une fleur du bout des doigts, son parfum se répandit sur son corps. Sa peau de pêche, ses lévres couleur cerise.
Pour la première fois je vis le fruit, celui que je ne pouvais cueillir.
Il y eut un jour, et une nuit, seul. C'était une terrible injustice.
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