Elle était là, et elle m'appelait de sa voix douce. Je savais que je ne pourrais pas résister longtemps à ses charmes, à ses courbes sans fins, aux souvenirs d'elle que je garde quelque part en moi.
Elle s'étire déjà dans mon lendemain, longue, sinueuse, permanente. Elle m'attend, elle sait que je viendrai tôt ou tard redessiner sur son dos les lignes d'un dessin qui s'effacera derrière moi. Ma carresse sera légère, rapide, et elle se laissera prendre sans broncher, ses yeux noirs droit dans les miens, docile mais dangereuse. Elle brise le paysage comme une ligne fend la page, son encre noir écrit une histoire que je lit mètre par mètre.
J'ai passé des heures à parcourir son corps de long et en large. Je la connais bien, elle me connait mieux que quiconque.
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