Et tranquillement, trop peut-être, j'ai retrouvé le chemin du clavier. Je m'étais perdu, dans les détours, j'avais oublié que je suis surtout par mes doigts, par ce que j'écris, par ce que vous lisez. Oublié que je ne vis que lorsque cette boule dans ma gorge s'envole, quand son absence me permet de respirer.
Il doit y avoir quelque chose de mieux que ceci, que cette absence du texte, du fil qui unit tout. Le reste va bien, le bonheur n'est pas loin. Il ne me reste qu'à le partager, à l'étendre sur ce papier, à le rompre. Les paroles s'envolent, les écrits...
C'est l'heure du retour. Un vrai, cette fois. Un retour blindé, fait d'acier et non de paille. Un retour qui n'a pas peur des bombes artisanales du quotidien.
Je dois aller dormir, pour être en forme. Ce sera une longue marche pour revenir à la maison.
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