Chaque printemps elle revient, reprend son espace. Subtilement, dans un nuage de poussière qui ne s'envole plus. Elle m'enivre doucement.
J'aime l'odeur de la pluie, celle des premières gouttes, pure comme les premières secondes d'un baiser. Elle annonce clairement le temps à venir, les nuances, le gris. Il y a dans le gris une vérité qui n'existe nul part ailleurs, sauf dans ses yeux.
La pluie s'abat sur le toile de tôle et bat la cadence de nos coeurs l'un contre l'autre et je ne peux plus supporter les rires en cannes laissés flânant par le téléviseur oublié dans son coin. Ils sont obscènes, ils n'ont pas le droit pas le choix de nous laisser seuls vivre ce moment en paix.
Vivre, simplement. Il pleut encore, mais moins.
1 commentaire:
nParce que cela faisait longtemps que mes yeux ne s'étaient pas perdus au milieu de tes lignes. Parce que, quoiqu'on en dise, il est bon de se savoir lu, par quelqu'un, quelque part. Parce que ces mots se nouent les uns aux autres pour former ce calque que l'on peut aposer à chacune de nos vies. Parce que cela fait du bien, tout simplement. Merci.
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