lundi 25 août 2008

Train

Parfois, j’oublie. Les choses m’échappent, je crois, à chaque fois que je décide de me laisser aller. Je ne comprends pas très bien ce qui m’arrive, mais je sais que je ne peux pas vivre ainsi, malheureux. Mais qu’est-ce que le bonheur ? J’ai souvent peur de faire des erreurs. Ça me laisse avec énormément de regrets. Il y a tant de choses que j’aurais du faire, surement. Je ne sais plus. Peut-être que je suis exactement où je dois être, après tout.

Je dois y aller, tu sais. Je ne peux pas manquer le dernier train, je travaille demain.

Marcher dans mes traces, faire les mêmes choses et revivre des souvenirs, en devenir un, soi-même. Tout n’est peut-être qu’un hasard, auquel je m’efforce de donner un sens. Les lieux prennent des valeurs différentes, avec le temps. La gare centrale, sous la place Ville-Marie, était un peu comme l’ultime frontière du monde que je m’inventais, plus jeune, parmi le Montréal souterrain. Aujourd’hui, c’est autre chose. J’ai vu des images dans ma tête, mes souvenirs sépia, moi et ma mère assis à une table du café qui est juste à côté, je mange un bol de pain et surement une soupe, mais ce n’est pas important.

Je n’ai jamais pris le train, ni ici, ni ailleurs. C’est quelque chose que je devrais faire, bientôt. Ça doit être génial d’aller en quelque part, de suivre des rails et de ne pas se poser de questions. Bien sûr il y a des déraillements quelques fois, mais généralement c’est assez sécuritaire. Mettre ma vie dans les mains de quelqu’un d’autre, pendant quelques heures, et dormir, paisiblement.

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