Je revenais d’un cours de math, ou de chimie, je ne me souviens plus et honnêtement ça n’a aucune importance. J’ai poussé la porte de l’appartement et je l’ai aperçue sur le maigre divan qui nous était fourni. Elle était là, calme, immobile. Je l’ai prise dans mes bras, l’ai retournée. Sur le verso elle avait écrit ces mots : Veux-tu toujours aller camper? Elle avait encerclé le prix de location des sacs de couchage.
C’est arrivé par hasard, même si c’était prévu. Nous nous sommes embrassé doucement au début, un peu en riant. J’avais perdu la main, l’espoir. C’était irréel de sentir ses lèvres parcourir ma peau, d’entendre le bruit des vagues dans la pénombre. Je me suis laissé porter par le courant et je me suis retrouvé loin, très loin.
On s’est perdu de vue, par la suite. Un peu comme à toutes les fois, j’ai essayé de trop en faire et elle a hésité. Elle a fini par se blottir dans les bras d’un autre, prétextant la fin des cours qui arrivait à grand pas et la distance qui nous séparerait tout l’été. Je n’avais aucun argument pour traverser les six cent kilomètres qu’elle venait de mettre entre nous.
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